Ôde à la paisibilité #6

Un livre. Une tisane. Du pain d’épice .

 

Quelque part dans mon lit, Belem, le bus.

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Dark Friday

Aujourd’hui, c’est le Black Friday.

Il y a encore quatre ans, en France, comme en Europe, on s’en tapait. Mais nos amis américains et leur consumérisme à outrance nous ont apporté cela.

Après nous avoir volé Saint Nicolas, pour créer le Père-Noël et toutes les supercheries autour, ils ont voulu être gentlemen et nous amener le-jour-où-les-réductions-tombent-alors-que-l’on-n’a-besoin de rien. (insérer : besoin de rien envie de toi)

Ce serait pas un souci, pour moi, si la planète n’était pas en train d’imploser.

Le Black Friday, c’est l’art de se créer des besoins. C’est l’art de produire, pour vendre – parfois, ne nous le cachons pas, à perte.

Profitons donc des ateliers clandestins encore plus que l’on ne le fait. Détruisons donc tous notre monde. La vie de l’Humain et des espèces animales et végétales ne pourra jamais être créée dans une usine au Bangladesh. Leur beauté, non plus.

 Rêver devant notre nature enchantée, à quoi bon, si l’on peut tout avoir en réduction?

ôde aux gâteaux au yaourt cramés : les saveurs #2

L’autre jour, je vous avais parlé de ces flancs qui me rappelaient les samedis après-midis chez Mamie. Mes premiers mets confectionnés.

Avant-hier, au self de l’entreprise, je me suis égarée sur un gâteau au yaourt. Le gâteau au yaourt, pour moi, c’est les anniversaires à la maternelle, avec Marie, mon institutrice. Maxence, mon premier voisin et nos disputes, pour qui va touiller ce petit met.

Depuis la maternelle, parfois, je me prends à refaire ce gâteau au yaourt, juste pour voir, pour sentir mes années où j’apprenais, à petit pas, à vivre en société . Et coup du sort, jamais, je n’ai retrouvé ce petit goût. Jamais, je n’ai retrouvé cet ingrédient magique qui me renvoyait à mes deux ans.

Et puis, il y a eu ce gâteau, il y a deux jours au self de l’entreprise. J’ai trouvé l’ingrédient manquant, je l’ai senti. Ce qui manquait depuis toutes ces années, c’était juste le petit goût de trop cuit. Aucune de mes recettes ne stipulait ceci : « laissez cuire le gâteau un peu trop longtemps, afin qu’il attache et qu’un petit caramel se fasse une petite place dans le fond du délice sucré ». 

Alors, je vais envoyer un message à Maxence, lui dire que j’arrive et qu’ensemble, même si les années ont passé, on va refaire cette photo où au diapason nous remuons et on va se délecter de ce met autrefois tant aimé. 

Les premiers constats – chapitre IV : tes monuments

Les monuments, c’est comme ça que Ben Mazué appelle ses potes de toujours.

Mes monuments, à chaque départ, je constate qu’ils sont là, à chaque retour, je constate qu’ils sont là. Ce que j’aime, c’est qu’à chaque fois que j’annonce un nouveau projet, un nouveau départ, ils sont excités et ont quand même la même petite déception.

Non, je ne pourrais toujours pas rencontrer ton nouveau chéri, non je ne serai pas là pour ton anniversaire, non je ne pourrai pas te prendre dans mes bras si un coup de blues survient. 

Ce qu’ils m’offrent, c’est dans ces moments de mélancolie, de nostalgie du pays, juste leur sourire sur une photo, leur éclat de rire sur une vidéo, ou encore un simple petit mot.

Ce qu’on s’offre, c’est des appels, de longs appels. Ce qu’on s’offre, c’est une amitié où ni le message quotidien, ni le message hebdomadaire ne sont obligatoires. On se laisse vivre, et à un moment on se manque et on éprouve ce besoin, ce besoin de partager. Moi à plus de mille kilomètres avec une tasse à café sur ma terrasse ensoleillée, toi, sous ton plaid regardant la pluie dévaler.

Gardez et soignez vos monuments, c’est ce qu’il y a de plus important.

 

Le client : les bonnes surprises #1

Comme je passe plus de temps dans ma vie à me marrer qu’à déprimer, je voulais aujourd’hui commencer à partager ces petites choses du quotidien un peu banales mais qui réchauffe un coeur.

ACHTUNG : je ne vais pas me lancer dans la rédaction de nos concours de blagues avec les collègues ou dans le récit des joies immenses de ma vie. Non. Juste les petites choses.

Je travaille en ce moment dans un call-center. Alors, oui, il est vrai qu’on se mange beaucoup d’agressivité et de frustration toute la journée, mais on rencontre aussi de belles personnes.

Moi ce que j’aime avec mes clients, c’est quand ils me demandent d’où je viens, qu’ils n’osent pas me dire que j’ai un accent français, qu’ils me parlent de leur pays ou encore du mien.

Aujourd’hui, par exemple, un client a eu un problème technique. Quand ce sont des cas comme ceux-ci, il faut engager une conversation instantanée avec d’autres collègues, qui aident aussi. Ces collègues ont souvent beaucoup trop de chats à fouetter et nous font patienter. Et c’est là, qu’intervient une longue attente pour toi, et le client. Alors, soit tu préfères te marrer avec tes collègues et tu le mets en attente avec une petite musique pas piquée des hannetons. Soit tu restes en ligne avec et tu commences à discuter.

Inutile d’expliquer que je suis restée en ligne avec le mien. On a commencé à parler du produit – quand même, professionnal first – et ensuite quand on n’a plus rien eu à en dire, on a commencé à discuter. Noël, les thés chauds, les plaids, Netflix, HBO, la culture, l’Europe, les États-Unis, le travail. On s’est fait une petite conversation en néerlandais aussi. Bref, c’était tellement cool, pour lui comme pour moi, qu’après 55 minutes, on était presque déçus que la solution ait été trouvé. (Ok. Peut-être que j’invente et que seulement moi ai été déçue. But still.)

Tout ça pour dire, que je suis sortie de cet appel l’âme revigorée de voir de si belles personnes avec une énergie aussi bonne.

NB: je suis peut-être sortie de cet appel en disant à mes collègues que je venais de tomber amoureuse… isaure.exageration.com, voilà l’URL qui pourrait aussi me seoir.

Isaurement vôtre.

Ces gens que l’on ne choisit pas • vraiment : les collègues 

Dans la catégorie des gens qu’on ne choisit pas, mais qu’on voudrait pourtant bien choisir, j’appelle aujourd’hui : les collègues.

Le collègue qui pense que homme > femme

Dans la catégorie du collègue que tu voudrais bien choisir, j’appelle aujourd’hui, le machiste. Vous savez, c’est ce collègue qui raconte que dans sa ville a eu lieu un accident et que « bien sûr, c’était une femme au volant ». Il finira d’ailleurs son récit par le vieil adage : femme au volant, mort au tournant. Ce genre de type, je ferai en sorte de ne pas le choisir.

Le collègue qui pense que 31 ans > 21 ans

Dans la catégorie du collègue que tu voudrais bien choisir, j’appelle aujourd’hui, le trentenaire-bien-dans-ses-baskets-mais-hautain-comme-il-faut. |trouver un adjectif pour ce collègue se révèle compliqué, n’hésitez pas à m’aider|Alors bien que je conçoive que numériquement 31>21, il s’agirait de revoir cette formule dès lors que l’on mesure quelque chose appelé maturité/esprit/expérience/connaissance. Ou alors, dès lors que l’on accepte d’écouter son égal né un poil plus tard que vous.

Le collègue qui t’infantilise

Dans la catégorie du collègue que tu voudrais bien choisir, j’appelle aujourd’hui, «  » »l’adulte » » » qui veut bien faire, mais qui te prend pour une cruche. Nous les jeunes, on aime apprendre des trucs mais l’ajout de certaines appellations à la fin des explications, ne sont pas nécessaires : qui aime se faire nommer chérie ? Qui ? Hein ? Qui ?

J’ai une identité, je suis Isaure, bordel


Le collègue hypocrite

Dans la catégorie du collègue que tu voudrais bien choisir, j’appelle aujourd’hui le collègue hypocrite. Ce collègue qui sait jouer entre gentillesse et méchanceté. Celui qui veut toujours bien faire, mais qui veut aussi te défaire. Derrière ce collègue, j’imagine un Serpentard. Mais bon, qu’on ne se leurre pas, on finit tous par adopter cette couverture, pour être tranquille.

Le collègue qui veut tout le temps aller au restau

Dans la catégorie du collègue que tu voudrais bien choisir, j’appelle aujourd’hui le collègue qui veut toujours se faire un restau. Tous les jours, il est là, contre nous et nos tups. Et j’avoue qu’il est le collègue à la fois détestable mais en même temps… Bah allez restau, de toute façon, je sais pas cuisiiiiiner, c’est peu ragoutant dans mon tup. youplaaaaaaaah

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