La religion dans la vie d’Isaure

Cela fait quelques mois que je pensais aborder la religion, voyant arriver une laïcité extrême dans notre pays, je viens aujourd’hui raconter ma vision de la spiritualité.

J’ai été élevée dans une famille catholique pratiquante. J’ai connu les joies du catéchisme avec mes copains, les communions et les cadeaux. Et puis, après, mes parents m’ont donné le choix : tu confirmes ta foi, ou pas.

A ce moment-là, je ne savais pas trop si je croyais ou non, et je commençais à jouer dans un groupe de musique où la tendance révolutionnaire n’épargnait pas la religion. Alors, j’ai commencé à me rebeller tout en faisant les deux années de préparation, pour être sûre. Et puis un mois avant ma confirmation, ma deuxième grand-mère est partie et là, je ne voyais définitivement plus comment un dieu pouvait exister.

S’en sont suivies deux années de pur refus au sein de ma famille, où je reniais cette existence divine. Pour moi, donner de l’importance à ce Jésus et à son père était idiot, et c’était à cause de tous ces « mensonges » que trop de guerres avaient éclaté. Ces positions se sont même amplifiées quand en littérature, j’ai étudié la Renaissance.

Il a fallu attendre la philosophie et ma prof géniale pour que je comprenne la beauté de la religion.

Religion veut dire « lier ».

Cette idée a germé dans mon esprit. Deux ans plus tard, je partais aux Rencontres européennes de Taizé, à Valence en Espagne. Je ne savais pas à quoi m’attendre, je voulais juste fuir les soirées de Nouvel An où j’étais invitée.

A Valence, j’ai rencontré de tout : catholiques, protestants, athées, orthodoxes et bouddhistes. Tous étaient des gens bons et animés par la même volonté, se rassembler tous ensemble et unir leur foi pour pouvoir mieux la célébrer. Là-bas, pas de prières parlées, que des chants avant et après de grands moments de partage.

C’est en Espagne que la citation de ma prof de philo a fleuri et j’ai d’autant plus compris. Tous ces peuples européens étaient là et étaient tous amis, frères même. Là, j’ai compris l’importance de la religion et y ai reconnu le sens premier du terme : lier. Russes, Irlandais, Français, Grecs, nous étions tous là, réunis grâce à un concept divin auquel nous croyions. Nous ne nous serions jamais rencontrés autrement.

Depuis, j’ai réitéré l’expérience et me suis d’autant plus engagée. Moi qui cherchais ma foi, j’ai trouvé un idéal. Je ne me considère plus comme Athée, mais ne me considère pas non plus comme Chrétienne, Juive, Musulmane ou Bouddhiste. J’ai trouvé ma propre spiritualité, ma propre croyance, ma propre force.

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