Un Noël à Porto

Cette année, je n’ai pas eu la chance de fêter Noël en famille, je suis donc restée ici au Portugal. Cependant, loin de moi l’idée de rester à Lisbonne, j’ai donc pris mon éternel Eastpack orange et suis partie à l’aventure. Sauf que l’aventure a commencé dans un train tout à fait commun et s’est terminé à Porto après trois heures de chemin.

Porto. Porto. Porto. Cette ville est d’un charme ! Lisbonne est belle, Porto a ce quelque chose en plus, cette vie, cette lumière que l’on ne retrouve pas dans la capitale portugaise. 

Un vingt-quatre décembre, les villes ont toujours ce quelque chose en plus. Mais là, il ne s’agissait pas de ça. Le rythme qui s’émanait de Porto était nouveau, un endroit chaleureux rempli d’histoire. Des couleurs moins vives que dans la ville diplômatique mais des couleurs plus vivantes. Porto se différencie ainsi de Lisbonne : elle est faite pour y vivre et non pour être contemplée et visitée par des gens d’autres contrées. 

Ces petites rues sont espiègles et mignonnes. On y trouvera toujours du linge qui pend, des gens à la fenêtre regardant les passants ou des voisins discutant. Cette odeur d’ail aussi est une de mes choses favorites. Partout où l’on peut passer, des fenêtres sont grandes ouvertures laissant se glisser dans les rues, un doux fumet. 

Un petit passage dans une rue et je rencontre des musiciens fêtant à leur façon la natalité. Leurs cordes vibrent et me font vibrer, je vais les suivre tout le long de l’après-midi.

Le soir, cherchant un boui-boui où manger, un bar où me faire des amis, je succombe à la beauté d’un coucher de Soleil.

Mon endroit préféré restera, comme dans toutes les villes, les bordures d’eau, les ports. Je peux y rester des heures durant en m’inventant des histoires, en rêvant sur de nouvelles choses à voir ; toujours avec un verre en terrasse, un carnet et ma plume couleur fond marin. Ici, les courbes du Douro m’emportent. 

Même quand la pluie s’abat, les couleurs restent somptueuses, un gris dans un bleu profond et des silhouettes de bateaux. Un voyageur tchèque rencontré, une bière avalée, des expériences partagées et me voilà repartie à la gare pour replonger dans cette vie lisboète où le charme est terni.

Alors oui, Noël n’était pas exactement la meilleure période pour visiter Porto, puisque tout était fermé. Mais le charme qui s’échappe de ces villes où le tourisme est peu développé vaut bien ces magasins fermés. Espérons seulement que Porto reste ainsi. 

Isaurement vôtre.

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