ôde aux flancs : les saveurs #1

J’ai fait cramer des sablés mardi, j’ai envoyé la photo de mes biscuits très très (très) foncés à une copine et elle m’a répondu : « Remets-toi aux flancs, Isaure ».

Elle m’a parlé de mes flancs, parce que toute ma vie d’étudiante, en France ou en Allemagne -soit trois ans, ne nous enflammons pas- j’ai fait des flancs. Pistache, chocolat, citron, framboise, vanille : j’étais la reine de ces délices laitiers, et chimiques aussi, avouons-le.

Mais pourquoi le flanc ? Pourquoi cette passion incongrue pour un dessert qui requiert toutes les prérogatives que je ne veux pas dans mon assiette, à savoir du lait et du chimique ? Parce que mon enfance, parce que Mamie.

C’était chez Mamie que je confectionnais des flancs, c’était le samedi après-midi quand mon père m’embarquait avec mes frères, que je faisais des flancs avec Mamie. Comme la génoise, ce dessert compte et cuisiner (aka mettre un sachet de Dr Oetcker avec du lait bouilli) me ramène à cette douce et sobre vie que je menais autrefois.

Quand je remue avec ma petite papinette, je nous revoie partir à vélo dire bonjour à Odette, je nous revoie traverser le jardin pour aller voir les poules, je nous revoie marcher vers le gîte pour dire bonjour aux nouveaux arrivants.

N’oublions jamais les souvenirs qui ont fait de notre vie une douceur.

N’oublions jamais les saveurs.

Le flanc, ma madeleine de Proust.

Isaurement vôtre.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s