Ce que je pense de la Tribune du Monde : petit billet #1

《 La liberté d’importuner 》 est depuis moins d’une semaine le sujet qui fait débat. Je ne suis malheureusement pas abonnée au Monde, mais rien que le titre amène réflexion.

Screenshot du Monde.fr, extrait de la Tribune sur la liberté d’importuner.

Je suis profondément humaniste. Je ne dis plus féministe, puisque j’ai l’impression que le mot est attendu avec une certaine haine et aussi parce que j’ai le sentiment que, désormais, on amène terme féminisme avec « femme > homme » alors que clairement « femme = homme ».

J’aurais écrit l’article en parlant de la liberté « d’essayer » plutôt que la liberté d’importuner. Logiquement, quand tu importunes, tu déranges et donc après c’est un poil chaud de nous choper – que ce soit dans le cas homme à femme, femme à homme, homme à homme ou femme à femme. Donc bye bye la sexualité avec celui ou celle que t’importunes. Clairement, dans la vie, il faut essayer et essayer ne veut pas dire forcément importuner. Importuner, c’est quand tu essaies mais que l’on t’a déjà dit : « non« . « Non », ce tout petit mot qui t’offre ta liberté. Non, je ne veux pas que tu me touches, non je ne veux pas que tu m’appelles chéri-e, non vraiment tu ne m’intéresses pas.

Mais apparemment, ce serait normal que quelqu’un se masturbe devant toi dans le bus, que quelqu’un te pelote les fesses dans le métro ou que quelqu’un t’interpelle tranquillou-bilou dans  la rue avec des petits : « eh toi avec ta petite jupe ». Mais si les gens sont libres, pourquoi ces actions ne sont pas défendables ? Parce que l’on perd la notion même qui lit les Hommes : le respect.

Les signataires et auteurs revendiquent la liberté d’importuner,  pour ne pas faire des femmes des victimes, pour ne pas les rendre faibles. Les femmes – et les hommes – en criant qu’elles/ils avaient été victimes d’agressions n’ont pas été faibles, mais ont bien été victimes. Quelle honte à être victime ? Aucune.

Ce qui me gêne avec cette Tribune, ce sont en fait les réactions. Au lieu d’amener des arguments pour contrer ces idées que l’on ne cautionne pas, on amène de la haine et des propos violents. Le Tribunal des réseaux sociaux pourrait être intelligemment utilisé, mais au lieu de cela, on voit fleurir insultes & appels au viol. Alors, dans ce monde où la parole des femmes se veut plus fort, laissons tout le monde s’exprimer et amenons arguments et esprit au débat.

Isaurement vôtre.

Publicités

Les graffitis: les bonnes surprises #2

Dans la vie, j’aime beaucoup de choses : le café, les épinards, le thé, les choux de Bruxelles, la bière, le panet, mais encore plus fort que ça, j’aime me balader dans des villes et découvrir de superbes graffitis. Ces choses font partie des belles surprises que compte ma vie. Alors pour vous faire pleurer la cornée par de la beauté, je vous ai mis, de côté, deux/trois graffitis rencontrés depuis mon arrivée au Portugal.

 /!\ Ce n’est qu’un condensé /!\

Un Noël à Porto

Cette année, je n’ai pas eu la chance de fêter Noël en famille, je suis donc restée ici au Portugal. Cependant, loin de moi l’idée de rester à Lisbonne, j’ai donc pris mon éternel Eastpack orange et suis partie à l’aventure. Sauf que l’aventure a commencé dans un train tout à fait commun et s’est terminé à Porto après trois heures de chemin.

Porto. Porto. Porto. Cette ville est d’un charme ! Lisbonne est belle, Porto a ce quelque chose en plus, cette vie, cette lumière que l’on ne retrouve pas dans la capitale portugaise. 

Un vingt-quatre décembre, les villes ont toujours ce quelque chose en plus. Mais là, il ne s’agissait pas de ça. Le rythme qui s’émanait de Porto était nouveau, un endroit chaleureux rempli d’histoire. Des couleurs moins vives que dans la ville diplômatique mais des couleurs plus vivantes. Porto se différencie ainsi de Lisbonne : elle est faite pour y vivre et non pour être contemplée et visitée par des gens d’autres contrées. 

Ces petites rues sont espiègles et mignonnes. On y trouvera toujours du linge qui pend, des gens à la fenêtre regardant les passants ou des voisins discutant. Cette odeur d’ail aussi est une de mes choses favorites. Partout où l’on peut passer, des fenêtres sont grandes ouvertures laissant se glisser dans les rues, un doux fumet. 

Un petit passage dans une rue et je rencontre des musiciens fêtant à leur façon la natalité. Leurs cordes vibrent et me font vibrer, je vais les suivre tout le long de l’après-midi.

Le soir, cherchant un boui-boui où manger, un bar où me faire des amis, je succombe à la beauté d’un coucher de Soleil.

Mon endroit préféré restera, comme dans toutes les villes, les bordures d’eau, les ports. Je peux y rester des heures durant en m’inventant des histoires, en rêvant sur de nouvelles choses à voir ; toujours avec un verre en terrasse, un carnet et ma plume couleur fond marin. Ici, les courbes du Douro m’emportent. 

Même quand la pluie s’abat, les couleurs restent somptueuses, un gris dans un bleu profond et des silhouettes de bateaux. Un voyageur tchèque rencontré, une bière avalée, des expériences partagées et me voilà repartie à la gare pour replonger dans cette vie lisboète où le charme est terni.

Alors oui, Noël n’était pas exactement la meilleure période pour visiter Porto, puisque tout était fermé. Mais le charme qui s’échappe de ces villes où le tourisme est peu développé vaut bien ces magasins fermés. Espérons seulement que Porto reste ainsi. 

Isaurement vôtre.

On fait le bilan, calmement

Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé.

C’est sur ces belles paroles des Neg Maroons, que j’appelle la saison des récapitulatifs ouverte – même si je conçois qu’elle est ouverte depuis beaucoup plus de temps (hihi)

Point par point, je vais décortiquer mon année et me faire kiffer, parce que 2017 a été un bon cru, et vient se mettre en pool position avec 2013.

Comme 2013, 2017 a été de ces années de maturité. J’ai grandi, et j’ai aimé – et du coup, comme ma vie est tragédie, j’ai aussi souffert. (un peu)

Mais au-delà de cela, j’ai découvert des trucs cools dont il faut que je vous parle.

  1. The first but not the least : Hambourg. Pas besoin de faire un dessin, je prépare d’ailleurs un article à ce sujet. Ma ville d’amour, forever and ever.
  2. Netflix. Et oui, j’ai succombé, sans regret. Mes séries phares sont : The Crown et Girlboss et The Good Place. J’en ai certainement vues et aimées d’autres, mais celles-ci sont les premières auxquelles je pense.
  3. La révolte humaniste. Toutes ces femmes et tous ces hommes criant #metoo, j’ai aimé et je me dis que peut-être, ma foi en l’humanité va revenir.
  4. J’ai trouvé mon but dans la vie. (enfin presque.)
  5. Mes chaussures Peacock que je ne quitte plus et que je ne veux absolument jamais quitter. Ce sont des New Balance et ma vie, depuis, n’est que confort et style.
  6. Je fais mon lit. La révolution, mais punaise, quel confort !
  7. And the last but not least : Avoir mon salaire, prendre mes décisions, ne dépendre de personne, me tromper, mais me dire que c’était mon choix alors c’est ok.

Même si 2017 ne se termine pas comme elle a commencé, j’ai besoin de moment phare pour recommencer plein de choses, j’attends 2018 de pieds fermes. Alleyyyyyy.

Du coup, j’ai créé une petite liste de choses à faire dans mon quotidien.

  1. Tout d’abord, en janvier et février, je ne vais pas boire d’alcool. Non. Non. Non. Pas pour me détoxer, mais pour me challenger. 2017 a été beaucoup fait de bières, de mojito et de Mexikaner. On balaie tout ca et on se teste les deux premiers mois.
  2. Apprendre une nouvelle langue, voire deux. Objectif en tête : portugais et espagnol. Tout en restant fraîche dans mon allemand. ! Si se puede !
  3. Retourner à la piscine pour pouvoir faire cette chose dont je rêve depuis plus de douze ans… me tenir droite ! Je n’en peux plus d’être cambrée et de me prendre des réflexions et d’avoir mal au dos. Cette année, je vais faire face et faire sortir mes boobiz. Alleyyyyyyy
  4. En 2017, je me suis remise à lire doucement mais sûrement. Let’s continue this wave et kiffer.
  5. Il s’agirait que je prépare aussi le Score IAE Message, parce que l’idée du Master me frotte le nez. (et celui de ma mère, of course.)
  6. Ne pas trop voyager cette année, pour pouvoir économiser et partir en 2019 réaliser mon rêve : des treks en Polynésie française.
  7. Même si : la Loire à vélo reste mon projet de Printemps 2018.
  8. Faire plus d’articles «  » »FEEL GOOD » » » et… peut-être raconter deux|trois trucs sur la YouTube sphère. Mais pour cela, il faut que ce dernier point réussisse :
  9. 》》》》 M’aimer 《《《《 chose non aisée, mais allez, toujours plus de challenge.

Kiss des tropiques portugais 🙈

    Isaurement vôtre.

     

    Morosité x 10^56

    Morosité au maximum dernièrement. Je comprends enfin pourquoi – et comment – les fêtes de fin d’année peuvent avoir un effet désastreux sur le moral. Même si passer Noel à Porto était une chouette idée, ma famille et les festivités natales m’ont manquée.

    Et j’ai envie de dire, l’effet est multiplié quand… on regarde un documentaire sur la planète, qui nous montre que :

    1. l’Humain est un beau con
    2. nos paysages sublimes disparaissent**
    3. l’Humain est un beau con
    4. nos ressources disparaissent**
    5. l’Humaine est un con
    6. nos animaux s’éteignent**

    Je conseille donc à tous le documentaire : HOME. Simplement magnifique et… disponible sur YouTube. On y comprend ainsi parfaitement les relations entre l’Homme et la Terre et l’équilibre que nous détruisons critiquement depuis 60 ans.

    ** c’est marrant, mais j’ai écrit instinctivement avec un pronom à la première personne du pluriel. Or, ce qui nous entoure ne nous appartient pas. Nous n’avons aucun droit dessus. Pourtant, que fait-on ?…

    Isaurement vôtre.

    Le flot de questions

    2017 arrive à sa fin. En janvier, on m’aurait fait la rétrospective de mon année, je n’y aurais certainement pas cru.

    2017 arrive à sa fin. Encore une fois, je me demande ce que 2018 me réserve : prête à tout entendre.

    Mes vieux démons ressurgissent. Me focaliser sur le futur, penser au passé, mais oublier le présent. Pourtant, le carpe diem, je l’ai connu cette année et je l’ai surtout savouré.

    Le temps du bilan n’est pas encore arrivé, mais le temps des questions est toujours omniprésent. Et je ne sais pas pourquoi, cette semaine, en écoutant toutes les personnes parlant de Johnny Hallyday qui avait le goût de la vie, le goût des décisions et des prises en main pour sortir du gouffre, y’a eu comme une catharsis. Alors, je vais me poser les questions pour sortir de mon gouffre mental du moment.

    Moi qui pensais que la chose la plus difficile à laquelle j’aurais dû répondre dans ma vie était : quelle filière au bac choisir ? Je me suis bien trompée.

    JMA TROMPÉE


    Mais : que faiiiiiire de ma viiiiiiiie ? 

    Master ou pas master ? Boulot ou pas boulot ? Alternance ou pas alternance ? Chaîne YouTube ou pas chaîne YouTube ? Isaurementlaperruche ou pas Isaurementlaperruche ? Épilation définitive ou pas épilation définitive ? (Oui, cette dernière, c’est pour la vanne.)

    Y’a les petites choses annexes auxquelles il faut penser, parce que cette année j’y ai peu mis de l’importance et j’en ai fait les frais. Rester près ou loin de mes copains ? Rester près ou loin de ma famille ? Rester près ou loin de l’idée d’avoir un mec ? Rester près ou loin de l’acquisition d’un animal de type chat ou chien ? (Ok. Encore une fois. La dernière question était une mi-blague. J’en veux mais c’est pas possible mes chéwiiiiis.)

    Alors clairement ce flot de questions est un fléau et me noie plus qu’il ne me fait flotter. Mais il y a un temps pour tout dans cette vie et il paraîtrait que cette prochaine année soit un temps où de nouvelles briques vont se poser sur cette dalle. (mdr putain, dites-moi d’arrêter avec mes métaphores à deux sous) (ceci dit, j’y crois quand même.)

    Isaurement vôtre.

    Calendrier de l’Avent 

    Eh oui, vous l’aurez compris, aujourd’hui je vous embarque dans une petite histoire de Noël. Une sorte de calendrier de l’Avent, oui, oui. oui, mais pas régulier. Les connaisseurs pourraient même dire : des vlogmas.

    Alors, aujourd’hui, je m’installe dans le cocon de ces youtubeurs | bloggeurs |  influenceurs et vous offre un petit peu de mes histoires. Je n’ai pas la prétention de dire qu’elles sont magiques, mais j’ai aimé les imaginer et vous les raconter.

    Isaurement vôtre.

    A livre ouvert

    Je me souviens encore du premier livre entier que j’ai lu et de ma fierté immense de l’avoir terminé. J’avais environ six ans et le livre en question était : Cédric,  mon papa est astronaute. Je me suis ensuite enfilée tous les Cédric, mais aussi le Club des 5, les Boules et Bill, les Twilight et tant et tant d’autres livres et BD que je ne saurais compter.

    Et puis, les séries sont arrivées dans ma vie. Dès l’instant, j’ai beaucoup moins lu, je flânais beaucoup moins dans les bibliothèques et dans les librairies. A cela, s’est ajouté le Netbook que le lycée nous a prêté en seconde, puis mon cadeau de Noel, en première. Devinez: un PC.

    J’avais perdu le goût et l’idée de lire. Je préférais les blogs, parler à mes copains ou écrire des conneries sur les réseaux sociaux. En plus, en parallèle, j’étais en section littéraire et je ne sais pas pourquoi, je m’étais mise en tête que certains livres étaient « impurs », aka. s’ils n’étaient pas de grands classiques, de superbes tragédies ou encore écrits pas d’incroyables auteurs validés par ma prof de littérature, il ne fallait pas les lire. J’étais, on peut le dire, une petite conne. Surtout, que je me forçais à lire des livres pour lesquels je ne ressentais pas grand plaisir. 

    Alors, j’ai arrêté. En lisant deux, trois, comme ça, par ci, par là.

    J’ai découvert un article, il y a deux ans. Un article racontant exactement la même chose que moi, maintenant. La jeune femme s’était laissée aspirer par le « ce qui est validé par la patrouille des littéraires ». Dans son article, elle expliquait alors, que non, il n’y avait pas de mauvaise lecture, dès l’instant où elle te fait plaisir, dès l’instant où tu es emporté-e, il fallait continuer. Cette idée m’est passée et je continuais de ne pas lire, même si toutefois, cette notion germait et grandissait.

    Cette affirmation est un jour de juin devenue réalité. Je m’en souviens encore, c’était le jour de France-Irlande, je repartais en train, pour affronter ma sombre vie d’étudiante fan de bière et de rattrapages. Alors, pour m’occuper dans le train, j’ai chopé trois Harry Potter de mon frère. Et j’ai commencé. Et j’ai dévoré. La  lecture reprenait sa fonction, et dans ma tête, de nouvelles images, de nouvelles entités se sont créées. Je suis, déjà, devenue une inconditionnelle du monde d’Harry Potter (#teampoufsouffle), mais je me suis aussi rendue compte que le plaisir d’un livre, que j’aurais placé dédaigneusement sous l’étiquette « littérature jeunesse », était revenu. A ce moment de ma vie, où j’étais au fond du gouffre scolairement, Harry Potter m’a sauvée. Et en deux mois, malgré les cours, les beuveries, la Coupe d’Europe, les candidatures de stage, je me suis baffrée des 7 tomes du jeune sorcier.

    Chose inédite pour moi, je suis tombée dans une mélancolie profonde à la fin du septième. Pendant une semaine, je me suis coupée des réseaux et vivais dans une espèce d’espace temps, jamais connue auparavant. Alors, je me suis souvenue de ce que disait ma mère : « la lecture a le pouvoir de t’emmener loin, même si physiquement tu es là. »

    Depuis, je relis régulièrement. Pas autant que je le voudrais, mais je prends le temps. Dimanche dernier, je me suis engouffrée dans un petit roman pas piqué des hannetons qui vaut son pesant de cacahuètes – oui, j’essaie de parler comme ma mère. Heureuse de ce moment passé avec les mots d’un bon ouvrage, j’ai filé dès lundi dans la  première FNAC de Lisbonne, pour continuer dans cette lancée. J’ai acheté des trucs recommandés, et des qui ne le sont pas.

    En résumé, lisez pour le plaisir. Faites-vous plaisir. Que personne ne vous dicte les auteurs à éviter, les codes de bonne pensée.

    Isaurement vôtre.

    PS: Oui, lire du Musso et du Lévy est autorisé. Marie Lopez aussi. Soyez décomplexé.

     

    Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

    Retour en haut ↑