8 mai 2020, 10h24.

Il a 75ans, si mes calculs sont bons, on signait la paix et on fêtait la liberté. Le parallèle est brutal. Mais aujourd’hui, après ces 2 mois, ces 9 semaines, ces 53 jours de confinement, je ne peux m’empêcher de célébrer ces deux victoires.

Deux victoires qui n’en sont pas.

Papi me le rappelle, il a survécu à la guerre, il a survécu au krash pétrolier, il a survécu au terrorisme, alors pour lui, un virus, rester chez soi, profiter autrement, vivre autrement, ce n’est rien. Républicain, il le fait avec son sens du devoir et son civisme. Pour se protéger, pour nous protéger, et en soutien avec tout ceux qui n’ont pas d’autres choix. Comme moi, comme nous tous.

On n’a pas vraiment gagné la deuxième guerre, des milliers de gens sont partis. Et on n’a pas vraiment gagné la bataille contre cette maladie, parce qu’elle est toujours là, parce que des gens nous ont quittés et parce que nous allons encore devoir composer et changer ces petites habitudes qui nous étaient chères. 

Le changement d’habitude.

J’ai besoin d’habitude. Apparemment, c’est normal et surtout avec la pathologie que je me suis auto-étiquetée : hypersensible. Alors, pendant ce confinement, j’ai eu besoin d’un album chouchou, j’ai eu besoin de garder mes horaires de sommeil, mes horaires de travail, d’appeler mes copains les jours où d’habitude je les vois, de garder mes samedis pour moi, de bien manger, d’être contente, de me laisser bercer par mes humeurs, par mes hormones, par mes envies corporelles.

J’ai essayé d’ajouter des routines, adieu le vélo alors bonjour le yoga et la marche rapide, les tutos workout… J’ai tenu deux semaines. Mais j’ai ajouté les appels encore plus fréquents pour Papi, j’ai forcé le gros Laulau à me parler régulièrement, j’ai mis des vêtements que je ne portais plus, j’ai cuisiné des nouvelles choses et surtout, je me suis surprise à aimer.

Aimer au temps du confinement.

Peu avant le confinement, quelqu’un s’est immiscé dans ma vie, sans trop vraiment que je comprenne, comme les mulots dans mon appartement. Se découvrir par messages, là où normalement tu te découvres par le corps, a changé énormément le rapport de la relation, le rapport à l’autre.

Et puis, il y a eu les 24 ans.

Cette dernière année avait été compliquée. La veille de mes 23 ans, je m’étais promis certaines choses. Les mois qui ont suivi, ont été compliqués, lourds, extrêmement difficiles. La dépression m’a guettée. En septembre, j’ai eu carte blanche. En octobre, j’ai repris possession de ma vie, de mon corps et de mes envies. J’ai enfin accepté que Romain n’était pas l’homme de ma vie. J’ai accepté que mon corps aurait toujours cette grosse poitrine et ce peu de fesses. J’ai accepté que mon visage ne serait jamais celui que je veux. J’ai accepté que cette tâche pousserait toute ma vie. J’ai accepté ma passion pour le marketing digital. J’ai accepté qu’il était contraire à toutes mes valeurs. J’ai accepté et j’ai tout fait pour embrasser ce que je rejetais jusque-là.

Agréablement surprise que oui, je me suis écoutée : « Comme on part sur les conseils : écoute ton coeur, vraiment. Cette fois, tu t’es forcée à partir, alors que t’en avais peu envie. Alors arrête. Si tu ne veux pas, ne fais pas. Vraiment, s’il-te-plaît. Trouve-toi une passion, un truc qui te donne envie de te lever le matin, et je ne te parle pas de Netflix. Trouve-toi un vrai truc. Fais du vélo, cours, théâtre. mais fais quelque chose qui t’emplit de bonheur, s’il-te-plait. Trouve-toi une alternance pepouz. Mets-toi en colocation avec tes potes. Postule à l’autre Master. »

Le bilan

Ce n’est pas insurmontable. Ce n’est pas agréable. Mais tu ne peux pas le contrôler, alors fais ce que tu peux.

J’ai un truc à vous confi(n)er

Jour 1 :
La perspective de voir mes plantes grandir me plaît.
Mes frères sont au chômage.
Je me suis remise à courir.
Il me manque déjà.

Jour 2 :
Comme une vieille, je scrute tout ce qu’il se passe par la fenêtre.
Le chatouilli d’un rayon de soleil n’aura jamais été aussi jouissif.
Je veux mettre ma tête dans son cou.
SFR profite de la situation.

Positive brings positive

Je reviens. Je n’étais plus apparue sur cette sphère de la toile sauvage mondiale depuis mon tour d’Europe. Je vous y ai d’ailleurs lâché. En plein vol, je n’ai plus raconté. Je n’ai plus raconté ces belles rencontres, ces belles histoires, ces beaux moments. Je n’ai plus raconté ces sentiers, ces chemins, ces routes. Je n’ai plus raconté ces montagnes, ces lacs, ces plaines. Je garde ces souvenirs précieusement, mais les dernières destinations étaient beaucoup plus intimes, elles étaient partagés avec des frères, des cousins, des amis, et une deuxième famille. J’ai touché le bonheur et m’y suis installée. Je ne reviens pas aujourd’hui pour finir de conter mon périple, je reviens aujourd’hui pour parler d’un état, d’un programme, d’une leçon de vie :

LE POSITIF AMENE LE POSITIF

et en fait, je ne saurais même pas vous l’expliquer. (cimer, merci d’être passé pour ces conseils de bons cons)

Isaurement vôtre.

 

Voyage de l’ambiance: huitième étape | Villach

Guten Tag !

Villach, cette ville de transit, mais cette ville – encore – surprise ! (Je pourrais mettre des tonnes de cotillons à chaque fois que je parle d’une ville improbable…)

Étant chargée comme un âne, un bourriquet, voire comme un chameau, je n’ai pu que très peu voir en cette journée transfert, mais le peu que j’ai vu était d’une coquetterie !

A vos sacs à dos !

Isaurement vôtre.

Voyage de l’ambiance: septième étape | Klagenfuhrt

Je vais simplement arrêter de m’excuser de poster TOUTES mes destinations avec plus/moins une semaine de retard. ALORS PAS DESO MAIS JUI EN RETARD.

What about Klagenfuhrt ? Y allant mi d’un pas décidé, mi d’un pas mou (svp, imaginez l’allure que j’ai quand je marche 😂…), j’ai été on ne peut plus surprise par le charme de cette petite bourgade.

Et bien évidemment, comme chacun sait et peut le deviner, par son lac : le Wörthersee. Comment elle dit Cristina encore ?

MAGNIFAÏKKKKKKKK

Cette image a du sens, un sens. Je l’ai prise juste après m’être baignée alors qu’il pleuvait à grosses gouttes. Étonnement, c’était une de mes plus belles expériences. L’eau était bonne, la pluie glaciale mais j’ai eu le sentiment d’être en osmose avec la nature, comme si c’était la première fois. Je me suis sentie bien, à ma place. Je me suis jurée que j’y retournerai, que je referai ce genre de voyages, avec ce genre de rencontres, rencontres en Hommes et Hommes et entre Nature et Hommes.

Avis : étant partie boire des coups avec les mecs de l’auberge, je ne dirai pas que c’est une ville de jeunesse mais une bonne ville pour souffler entre deux périples intenses.

Isaurement vôtre.

Voyage de l’ambiance: sixième étape | Vienne

Tutututuuuuuut.

J’attendais tellement de cette ville et puis bah… j’ai eu trop chaud.

Alors c’est vrai qu’en lisant la cinquième et sixième étape, il y a moyen que vous vous disiez : « mais qu’elle est relou cette Isaure ! Partir en plein été, bien sûr qu’elle aura trop chaud. » WAS FÜR EINE ÜBERRASCHUNG.

Je pense que pour Vienne, j’ai surtout eu un bon gros coup de fatigue et comme je ne mange pas vraiment régulièrement et comme il faut… ben paf ça fait une grumpy gabyyyy. #sorrynotsorry

Anyway, ma couch-surfeuse était géniale et bien que la première journée m’a bien été éprouvante, Anja a su me rendre joie en soirée.

MAIS COMMENT ? Une balade à vélo le long du Danube, deux/trois ploufs dans ce même fleuve et surtout : un coucher de soleil magnifaïque mes chéwis. [Aussi : une bière et des parties de UNO.]

Le deuxième jour, revigorée comme jamais, je pars déterminée dans un autre climatisé : le Musée d’histoire de l’Art de Vienne et mon dieu comme c’était chouette !!!

Déjà, la fraîcheur (je vous ai dit que j’avais trop chaud ? 😉) mais ensuite les expos ! Étant une grande fan d’art Renaissance néerlandais, j’ai été servie. On pouvait aussi retrouver une expo Klimt, une expo sur les Arts égyptiens et une sur l’Ermitage. Bref, du beau monde, encore plus intéressant à suivre avec un audio-guide.

Dans cette journée, toujours plus culture, j’ai pris ma poudre d’escampette et je suis allée regarder les très belles maisons Hundertwasser.

Ce mec est tellement improbable pour son époque. J’adore, je kiffe.

Et après ça, toujours un petit plouf dans le Danube…

[Insérez photo mentale]

La soirée s’est finie de façon si improbable, marrante, surprenante que je vais conclure par cette photo de bons loustiques.

Isaurement vôtre.

Voyage de l’ambiance: cinquième étape | Prague

Pifpafpouf, toujours plus de retard cette Isaure !

Après, avoir jeté mon dévolu sur Dresde, je suis partie à la rencontre de Prague, capitale de la République Tchèque. Là-bas m’attendait une couch-surfeuse très gentille rencontrée trois heures en soirée à Lisbonne.

Prague est belle, mais Prague est surtout : incommensurément touristique. Genre, vraiment. Genre, trop.

Mais si belle.

Conseil : allez boire une bière dans ces bars-cave absolument typique ou un tchèque pas super aimable vous tendra un bon breuvage pour à peu près un euro.

City tour, premier jour après une bonne soirée :

Pour Prague, encore une fois, pas de consigne particulière : marchez marchez marchez. Je dirai même, évitez ce qui doit être vu et allez dès votre réveil sur le Pont Saint-Charles, sinon c’est mort, trop de selfistes pour pouvoir apprécier la vie.

Et le soir, allez dans le parc [insérez le nom du parc] et appréciez le magnifique coucher de soleil.

Le troisième jour, clairement abattue par la lourdeur de l’endroit et la chaleur et le non-vent, j’ai filé au Musée du Communisme. C’était VRAIMENT intéressant. J’ai appris de «  »chouettes » » choses sur le pays et son développement sous l’URSS. Je recommande.

Voilà voilà, c’était Prague. J’y retournerai, probablement en hiver puisque j’ai vraiment souffert de la chaleur, d’autant plus avec les sacs à dos. Quelle a été la prochaine destination ? Réponse bientôt…

Isaurement vôtre.

Voyage de l’ambiance: quatrième étape | Dresden

Weshaloooooor.

Dresden n’avait pas été programmée, mais a été aimée – un peu comme moi (lol)

Quelle surprise ! Devant faire un de mes transferts dans cette ville de Saxe, je me suis dit : « meh, pourquoi pas m’arrêter » et guess what : j’ai bien fait.

Dresde est très jolie, typique et atypique. La nouvelle comme la vieille ville a quelque chose de charmant, un je ne sais quoi qui me laisse coooooon.

▪ point nouvelle ville : comme beaucoup de ville allemande, le street art est présent et les tags anti-AFD/Pegida partout.

▪ point vieille ville : tout est choux et sans chichi. Il y a des touristes, mais pas assez pour couvrir les habitants et leur langue (et leur accent…)

▪ point eclipse : c’était grave cool

▪ point alcoolémie : bien sûr j’ai bu de la Radler et une pinte à l’auberge parce que j’avais un coupon réduction de 50 centimes

▪ point alimentation : bah quand c’est pas des burgers, ou des falafels, bah c’est des durums #desopasdeso

Comme d’habitude, mes photos ne sont pas filtrées et refiltrées. Et comme d’hab, je n’en ai pas prises assez pour tout illustrer. Que voulez-vous, suis pas une blogueuse tradi moi.

Isaurement vôtre.

Voyage de l’ambiance: troisième étape |Berlin

Ah coucou ! Oui alors j’avoue avoir un bon gros weekend de retard pour le city-trip berlinois, mais j’avoue avoir été fatigue et flemme sur le chemin du Flixbus.

Alors comment vous expliquer que j’étais déjà allée à Berlin et que j’avais trouvé la ville surcôtée et que désormais je la trouve sous-côtée.

Mais quelle capitale incroyable ! Des milliers de choses à faire, à manger, a visiter, de la nature, de la ville, de la campagne, de l’urbanisme. J’ai fondu devant Berlin 😍

Le premier soir, nous sommes allées avec mon hôte numéro 1 boire une petite Radler au bord de la Spree. Le coucher de soleil était superbe.

Conseil : prenez des bières au frais dans une des supérettes et si l’envie d’uriner vous vient, allez chez Ampelmann.

Et puis on a pris d’autres bières dans un de ces petits lieux choupi/mimi/sanchichi. (Rayer la mention inutile)

Le lendemain, pas vraiment eu de matinée mais nous nous sommes baladé (encore) le long de la Spree pour découvrir (encore) Reichstag, Île aux Musées et compagnie.

J’ai donc aussi pris un ticket pour le musée de la DDR, où j’ai appris… très peu. (Et oui, sept ans de section euro maggle) le tarif étudiant était intéressant, mais je pense que 10€ pour les «  » »adultes » » » est beaucoup trop. Anyway, je recommande si VRAIMENT vous n’avez AUCUNE connaissance de Berlin Est.

Après cette après-midi énormément chargée, quoi de mieux que de se perdre dans le Kreuzberg et de boire une petite Radler avec vue…

S’en est suivi mon transfert vers mon hôte numéro 2, en passant par Burgereiiiiii : one of the best place on earth to get a delicious/marvellous/tremendous burger.

Inutile de préciser que cette deuxième nuit a, une nouvelle fois, été bières/shooters et confettis.

Le lendemain, la chaleur était toujours insurmontable et mon besoin de nature exorcisable: on est allé se baigner au booooord du laaaac. (A coucou Julien Doré) (heyheyyy) En l’occurence, c’était le lac de l’aéroport: Flughafensee.

⚠️ Attention les ballons, si vous avez peur des dicks pics, des pussies pics et des boobs pics, les Allemands sont fort nudistes. ⚠️

Et les maisons autour sont toutes aussi belles et mignonnes… (Pas aussi mignonnes que des bites… Non… Me faites pas dire ce que j’ai pas dit)

Et le soir, devinez… *roulements de tambour* RADLER AU BIERGARTEN DU TIERGARTEN.

C’est si beau.

Le lendemain, rdv avec mon hôte numéro 3 (et oui, trop de potes lol)

Parc, chillllllll, Kreuzberg, Berlinerluft (leur GET27 BON)(bof) J’ai réalisé mon rêve et j’ai enfin une ateba. #neverkeepdreaming

Coucher de soleil vue d’un parking random (non) (je ne sais plus l’arrêt de métro)

Bioutifoul.

Bref Berlin c’est magique, et je vais y retourner vite parce que y’a plein de choses que je n’ai pas encore explorées 🌳

Isaurement vôtre.

Voyage de l’ambiance: deuxième étape | Hambourg

Salut la compagnie du lol,

Eh oui les petits, vous avez bien lu, j’étais à Hambourg et si vous me suivez depuis looooongtemps (un an quoi), vous savez que pour moi c’est the place to be and to liiiiiiive. HELL YEAH 🤘🤘🤘

J’ai versé ma larme en arrivant avec le Flixbus et j’ai peut-être pleuré devant un lever de soleil.

J’ai retrouvé les copains, les bières de l’entreprise et le baby-foot de l’activity room #langagedestartupers.

J’ai redévoré les paysages, les parcs et l’architecture.

J’ai écrit un petit texte, saoule, devant un lever de soleil, un dimanche matin à base de Matjes brötchen. Alors comme je pense que l’alcool est un bon désinhibant, je ne vais plus rien écrire mais vous faire un petit copier-coller de cette note dans mon téléphone…

Hambourg, ma belle,

Chez toi, j’ai fait des croix : des croix sur ceux que j’aimais, des croix sur des ambitions mal placées, des croix sur ce que je savais bon pour moi, parce que t’étais au-dessus de ça. Il n’y a pas si longtemps, j’ai regretté et puis il y a quatre jours je suis revenue et j’ai compris.

J’avais oublié ce que tu m’apportais. J’avais oublié les papillons, les joies et les rires que chez toi je connaissais. J’avais oublié ta vie. Avant hier, hier, cette nuit, j’ai redécouvert. Tout.

Ta gaieté, tes bières, tes gens, tes mets.

J’avais oublié les levers du soleil et les nuits passées. J’avais oublié tes grues et ton architecture. J’avais oublié tes habitants et leurs chants.

Comment j’ai pu ? C’est tout ce que j’ai aimé, tout ce que j’ai embrassé, tout ce que j’ai cherché.

Tes odeurs de métro, tes odeurs de boulot, tes odeurs de bateaux.

Tes gens percés, tes gens tatoués, tes gens oubliés.

Comment j’ai pu ne plus y penser ? Faire comme si de rien n’était ? Faire comme si je n’avais jamais joué ?

Tes filets de hareng, la gentillesse des gens, tes paysages entêtants.

Tes groupes de potes, tes couples et tes touristes.

Je ne me suis jamais aussi sentie chez moi qu’ici. Je ne me suis jamais sentie aussi moi qu’ici. 》

Vous remarquerez que même sous alcool, je plume comme Goethe et Victor Hugo réunis.

Isaurement vôtre.