le mot qu’il ne fallait pas dire

Dans la vie, on trouve les omnivores, les carnivores et les herbivores.
Moi, je suis ce qu’on appellerait une herbivore à tension actifs omnivores. (ne-me-jetez-pas-des-pierres-Pierre)

Que je m’explique. 

Alors oui, je suis « végétarienne ». Je mets des guillemets, oui, parce que l’on veut me mettre dans une petite caisse et me mettre dans une petite boîte avec la petite étiquette « végétarienne ». 

Mais en fait, c’est juste que ma consommation de viande a été ultra giga réduite et que maintenant je n’en mange qu’entre 4 et 5 fois par an. Et quand on m’en propose, la viande/le poisson doit avoir fait moins de 30km de route pour venir jusqu’à mon assiette.

Mais pourquoi?

L’écologie maggle. L’élevage pollue beaucoup plus que cette lumière que tu oublies d’éteindre, mais ça personne n’en parle. 

Du coup, comme c’est vraiment l’élevage mon cheval de bataille et que je suis vraiment devenue « végétarienne » avec comme optique l’écologie et non la souffrance animale ou l’exploitation animale, bah je mange du gibier. MAIS ACHTUNG pas le gibier d’élevage, le gibier de la chasse, parce que pour moi, c’est naturel. 

Je vous entends d’ici : « mais alors retournons à la cueillette et au nomadisme ». AUCUN RAPPORT. Les forêts ont besoin d’être de manière régulière battue. Et ça c’est un fait, sinon vous seriez les premiers à vous plaindre de ce %$#+**# de &×**+^%+¥¥ de cerf/sanglier/chevreuil qui vient de bousiller votre belle Peugeot 208 Sport. 

En plus, je n’oublie pas quand même l’essence de l’homme : il est omnivore.

Tu manges quoi du coup ?

Déjà, je ne mange absolument pas de soja ! Ma démarche est écologique, donc le soja qu’on fait pousser en Amazonie pour les petits Occidentaux, no thanks. Ça pollue d’autant plus. Du coup, légumineuses, légumes, fruits, féculents mais pas de substituts de viande. Et comme avant je vivais à Hambourg et là que je vis à Lisbonne, je mange parfois du poisson (parce que c’est local, maggle)

Mais y’a d’autre façon de sauver la planète, tu sais?

Oui, je sais.  Et je les fais aussi. Mais si on faisait tous une réduction de notre consommation de viande, on baisserait peut-être 0,5 voire 0,7 degrés celsius du réchauffement climatique (cf. COP 21) *

*la phrase n’est pas française, mais vous avez saisi.

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le grand changement

Alors voilà, je suis encore partie. Je suis encore partie vivre une nouvelle aventure, un nouveau truc.

A chaque fois, tout me pousse à tout quitter et à tout reconstruire. Un nouveau boulot, des nouveaux collègues, un nouveau pays, des nouveaux potes, une nouvelle culture, des nouvelles spécialités, une nouvelle langue.

Aujourd’hui, je me suis lancée dans un inconnu un peu connu. Je suis partie au Portugal, à Lisbonne. J’avoue que je flippais, que je flippe toujours. Je ne sais pas quoi faire penser apprendre. J’ai une copine ici, mais c’est tout. Aucune notion de la langue. Une peur bleue du travail.

Je me plains toujours de pas avoir assez d’aventure dans ma vie, mais quand je vois le stress que je me suis infligée, je me dis que c’est ok, que ça m’apprend, ça me fait les pattes comme on dirait chez moi. On pense que c’est rien, que c’est toujours l’Europe mais ça fait un chouilli bizarre. Quand même.

Ce qui est galvanisant, c’est que je me lance dans le marché du travail et qu’à côté, j’ai mille et une envies qui arrivent. Des idées plein la tête que je voudrais voir se concrétiser et des projets sur un long terme que je n’avais jamais eu. Aujourd’hui, si tout se passe bien, je sais ce que je fais jusque juin 2020. Du jamais vu dans l’histoire de la Perruche.

Bref, présentement, je suis excitée et hyper effrayée. Mais c’est aussi ça qu’on aime, cette petite boule de nouveauté.

Isaurement vôtre.

t’as voulu voir Hambourg

Ma belle Hambourg,

Un an plus tôt, j’avais dû écrire un texte sur toi. Je t’avais inventée, je t’avais façonnée, je t’avais contée. Je ne connaissais rien de toi, mais je voulais tout découvrir. Comme une relation à distance, je t’ai ensuite rêvée : pendant cinq longs mois, j’ai attendu de te voir, en vrai.

Hambourg, tu as été mon amour. Je n’avais jamais rien ressenti de tel pour une ville, un endroit. Le coup de foudre a opéré. J’étais à peine sorti de ta gare, avec mon sac sur le dos, ma valise à la main quand c’est arrivé. J’allais vivre chez toi pour quatre mois.

Ces quatre mois ont finalement été sept. Tu m’as retenue. Pour toi, avec toi, j’ai quitté mon copain, parce qu’ici, je me suis fait beaucoup de copains. Un en particulier a compté. Un bel allemand, et intelligent. Mais ici, il n’est pas le sujet.

Quand je parle de toi, je dis que je t’aime, que je suis tombée amoureuse. On me demande alors « mais pourquoi tu ne restes pas? ». Je ne reste pas, parce que pour moi, Hambourg t’es comme un mec et à 21 ans je ne reste pas au même endroit pour un gars. En plus, je sais que toi tu m’attendras.

Hambourg, parler de tes burgers seraient réducteurs, mais pourtant qu’est-ce-que les ai aimés. Les falafels de cinq heures du matin aussi, en sortant de notre quartier préféré. Schanze, tu m’as fait vibrer, chez toi, j’ai bu c’est assuré, mais qu’est-ce j’ai rigolé. Parfois, on finissait sur la Reeperbahn, cette rue atroce qui pue mais qui t’amène dans des sphères de joie, avec des rencontres impromptues et inattendues.

Ton port m’a de suite appelé. Les paysages voisins aussi : briques rouges, canal, Elbphilarmonie, pont en acier, t’es belle belle belle.

Tes quartiers « mainstream », comme ils diraient, m’ont apaisé : ces tags, ces gens tatoués, ces plantes, ces gens percés, ces balcons accueillants, ces gens bons. L’émotion esthétique, qu’est-ce-que je l’ai connue chez toi. Tout me plaisait, tout.

J’ai cru qu’on allait te casser pendant le G20. J’étais là, témoin, en train de me dire : « Ils font quoi à ma ville? stop stop stop arrêtez ». Ils ont voulu te détruire, mais tous tes habitants sont venus réparer, parce qu’ils sont beaux eux aussi. La bienveillance a régné pendant un weekend comme elle a régné pendant les sept mois où j’ai pu voir ça.

Comment parler de toi, sans parler du pourquoi. Mon stage, cette entreprise, ces collègues, ces amis maintenant. Une bière autour d’une partie de baby, un sandwich moza devant l’Alster, des après-midis au parc et une confiance absolue dans mon taf, mes potes, ma vie. Ici, tout est devenu, je suis devenue j’ai enfin eu une idée de la direction dans laquelle je voulais avancer.

Alors Hambourg, c’est avec des yeux humides, des larmes que je veux te remercier. Merci de m’avoir tant apporté. Merci de m’avoir aidé. Merci de m’avoir supporté. Malgré mes démarches bringuebalantes certains soirs, malgré mes journées pourries parfois, malgré la distance avec mes potes de toujours. Chez toi rien ne m’a manqué. Sans toi, tout me manquera.

Isaurement tienne.

 

hasardeuses rencontres

Aujourd’hui, je voulais parler des rencontres. Je voulais parler de ces gens sur lesquels vous tombez et qui vous apportent, tel-le-ment.

Ce n’est pas par hasard que j’ai rencontré Martereau. Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui comptent). Nous avons tort de penser que nous allons buter dans les gens au petit bonheur. J’ai toujours le sentiment que c’est nous qui les faisons surgir : ils apparaissent à point nommé, comme faits sur mesure, sur commande, pour répondre exactement (nous ne nous en apercevons souvent que bien plus tard) à des besoins en nous, à des désirs parfois inavoués ou inconscients.

 Martereau, Nathalie Sarraute

En Terminale, j’ai emprunté ce livre au CDI et j’ai découvert ce passage ; pertinent, unique, fort. J’ai même réussi à le placer dans ma copie de philo. #badass

Aucune rencontre importante n’est fortuite, on l’engendre. Si l’on rencontre quelqu’un qui nous fait avancer d’une manière ou d’une autre, qui répond à une question que l’on se pose d’une manière ou d’une autre, qui nous apporte quelque chose d’une manière ou d’une autre, c’est qu’à ce moment M précis, vous vouliez cet avancement, cette réponse, cet apport. Vous étiez prêt à les recevoir.

Où veux-je en venir ?
  • Echangeons avec les Autres, toujours. Laissons notre curiosité s’élever, s’émouvoir & en redemander.  Toujours et encore.
  • Votre futur est certainement dans ces centaines de rencontres que vous faites, saisissez chaque opportunité, vivez chaque opportunité. Dites oui à tout et faites de tout un oui.
  • La vie n’est pas une ligne droite toute tracée, des milliers de points vous attendent ailleurs dans l’espace, il suffit d’aller à leur rencontre et d’être prêt aux changements qu’ils vous proposent. Rien ne se décide par hasard, mais tout arrive par hasard.
 Isaurement vôtre.

t’as pas compté mais t’as compté

A dix jours de quitter Hambourg, je suis en pleine introspection. Pourquoi ai-je le sentiment d’avoir autant changé ? Pourquoi ai-je le sentiment qu’Hambourg m’ait tant apporté ?

Aujourd’hui, j’apporte une première réponse à ces questions. C’était ce garçon. J’ai toujours expliqué « qu’il était juste comme ça », mais en y repensant, il était plus que ça. Il a compté, sans vraiment compter.

Il représente tellement de choses des films, que petite, je m’imaginais.

Je l’ai pas rencontré à l’université, je l’ai pas rencontré hyper bourrée, je l’ai pas rencontré sur une application pétée. Je l’ai rencontré pour de vrai, comme une adulte, à une soirée de ses colocs, où on a beaucoup parlé.

J’ai été vachement adulte quand il m’a demandé pour m’embrasser et que je voulais dire oui, mais que j’avais un mec bien en France et que du coup, j’ai décliné.

J’ai été vachement adulte, quand deux jours après, j’ai quitté ce mec bien, en disant les bonnes raisons, en expliquant le pourquoi du comment, en prenant cette bonne décision.

Et même si au final, ça n’a mené nul part, ces messages, ces rendez-vous, ces parties de jambes en l’air. Ce mec m’a grandi.

Alors, merci.

Isaurement vôtre.

NB : « être vachement adulte » selon la petite Isaure de 12 ans que j’étais 🙂 toutes les rencontres sont belles, que vous soyez à l’université, bourré ou sur une appli un peu pétée

 

fav’ fav de juillet

Premier août, voilà l’heure du bilan de ma vie. NON JE DÉC. C’est le bilan du mois, avec les trucs cools du mois, parce que la vie n’est que joie. Et que rien n’a été mauvais durant juillet. 

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Alors déjà, se trouve dans mes favoris, parce que la ville est mon coup de cœur intersidéral : Hambourg. J’ai découvert et redécouvert cette ville encore et toujours sous les rayons d’un soleil majestueux* et sous les grosses gouttes. Les grosses gouttes, c’est ce qui va tomber de mes yeux quand je vais partir dans deux semaines. Ces sept mois ici ont tellement été bons. Mais Hambourg et son ambiance, Hambourg et ses quartiers, Hambourg et sa végétation, Hambourg et sa beauté.

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Ensuite, de mon retour d’Amsterdam, j’avais découvert le recueil Milk and Honey de Rupi Kaur. Ce recueil est l’allégorie même du sublime* des mots simples. La vie d’une jeune femme découpée en quatre partie distincte. Tu te retrouves avec un harcèlement, une rupture, une résurrection. Alors, bien sûr, la violence dedans c’était pas cool, mais lire la sortie du papillon de son cocon* où elle devient femme forte, c’était hyper grand.*

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En juillet, j’ai un peu abandonné Netflix et j’ai écouté des Podcasts, j’ai regardé des vidéos YouTube. Je vais tout de suite commencer par les YouTubers dont je ne suis pas hyper fière, mais qui font partie de ces kilos de bonne humeur du juillet : McFly et Carlito. Cette chaîne, les enfants, c’est une bombe de n’importe quoi. Je pense que la palme de la vidéo la plus WHAT THE FUCK est décernée… « PRANK : je fais croire à McFly que je suis son père ». Honnêtement, pour te détendre, tranquille le soir, après six pages sur la réputation en li…ZzzzzZzzzzz., ça fait du bien. Fannyfique la magnifique suit dans ce classement de « chaînes hyper détente qui font du bien » et ça tombe bien, elle se revendique FEEL GOOD. Cette meuf est fraîcheur, bonheur et bonne humeur. Typiquement, une meuf à teeper (lol). Ensuite, j’ai découvert, Nota Bene, chaîne historique vraiment bonne où Ben nous explique des dates, des guerres, des situations, des vies, des films par rapport au contexte etc. etc. Et c’est vraiment bon ! (dédicace à la vidéo sur Harry Potter maggle, vingt minutes de bon.heur) S’en-suit alors, son copain Dirty Biology, qui te vulgarise la science comme on aime, un peu à la Fred et Jamy (mais bon, sans les super maquettes). Enfin, toujours dédicace à ce bon vieux Dr Hercouët avec lequel je redécouvre chaque été les vidéos de l’Originale.

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Alors, au niveau des films les enfants, on en trouve deux. Déjà, Spiderman. Spiderman : Homecoming. J’ai ri, mais tellement ri. Et puis, bon, avouons-le, Tom Holland est d’une mignonnerie.  A ce film vraiment cool, on ajoute un film vieux comme mes robes* (2015, quoi) Vice Versa. Je voulais le voir depuis longtemps, mais bon hier soir, l’occasion était là. Ce film n’est que bonheur. Même si Triste est hyper triste, que Colère est vraiment colère, que Dégoût est super dégoûtée et que Peur a peur. La joie, le bonheur a primé. Et ça, c’est ce qu’il y a de plus beau. Beau. Beau.

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Enfin, voilà le moment de vous conter mes coups de cœur musicaux. Présentement, pour écrire ce petit article des familles, je m’enjaille* (oui, oui, enjailler), sur Ben Mazué, ce mec à la plume douce, sereine et authentique. Eh oui, c’est encore avec des mots simples qu’on me conquiert et là, je suis touchée en plein coeur. Les puristes me tueront, mais pour moi, il a un petit air d’Oxmo Puccino. BIMBAMBOUM.* A cet album, s’ajoute celui que j’écoute depuis environ deux mois et demi en boucle, toujours et encore, inlassablement : Lamomali de -M-. Au boulot, à la cuisine, pour dormir, tout m’emporte, mais loin, loin loin. 

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Juillet est aussi la redécouverte du Wasa au sésame, de l’ail, des yaourts à la fraise, du basilic frais et du pesto. J’ai aussi redécouvert le mouvement du petit coup de mascara, les bons articles de Madmoizelle et les journées sans soutif. C’était vraiment un bon mois.

Isaurement vôtre.

*pardon pour les expressions peu recherchées.

ôde aux flancs : les saveurs #1

J’ai fait cramer des sablés mardi, j’ai envoyé la photo de mes biscuits très très (très) foncés à une copine et elle m’a répondu : « Remets-toi aux flancs, Isaure ».

Elle m’a parlé de mes flancs, parce que toute ma vie d’étudiante, en France ou en Allemagne -soit trois ans, ne nous enflammons pas- j’ai fait des flancs. Pistache, chocolat, citron, framboise, vanille : j’étais la reine de ces délices laitiers, et chimiques aussi, avouons-le.

Mais pourquoi le flanc ? Pourquoi cette passion incongrue pour un dessert qui requiert toutes les prérogatives que je ne veux pas dans mon assiette, à savoir du lait et du chimique ? Parce que mon enfance, parce que Mamie.

C’était chez Mamie que je confectionnais des flancs, c’était le samedi après-midi quand mon père m’embarquait avec mes frères, que je faisais des flancs avec Mamie. Comme la génoise, ce dessert compte et cuisiner (aka mettre un sachet de Dr Oetcker avec du lait bouilli) me ramène à cette douce et sobre vie que je menais autrefois.

Quand je remue avec ma petite papinette, je nous revoie partir à vélo dire bonjour à Odette, je nous revoie traverser le jardin pour aller voir les poules, je nous revoie marcher vers le gîte pour dire bonjour aux nouveaux arrivants.

N’oublions jamais les souvenirs qui ont fait de notre vie une douceur.

N’oublions jamais les saveurs.

Le flanc, ma madeleine de Proust.

Isaurement vôtre.

il y a deux Isaure

Quand je me projette dans ma vie, je suis face à deux chemins, histoires, deux vies. D’un côté, tu trouves Isaure baroudeuse qui n’a besoin de personne, et de l’autre Isaure la rangée, avec ses bébés. La dernière, elle est cachée, elle est pour moi, je n’en parle pas.

Isaure la baroudeuse, cette moi qui ne fait que voyager et qui se trouve de petits emplois, comme ca, et qui en vit. Elle n’a plus le temps de s’épiler, plus le temps de se coiffer. Je ne sais pas pourquoi, mais je la vois avec un bandana, un sarouel et un back_pack aussi vert qu’une feuille de trèfle. Elle ne supporte pas vraiment sa famille sur le long terme mais aime les appeler. Sa vie est faite d’eau et de rencontres fraîches, avec une petite gourmandise appelé Allemand ou Néerlandais, de temps en temps. Elle n’aime pas qu’on lui parle d’amour et rejette tout ce qui s’en approche : achat de maison, fiancailles, mariage et surtout enfants. Elle rejette tout. Elle est heureuse et considère ses neveux comme de petits êtres hyper mimi qu’un jour, elle emmènera avec elle traverser le monde.

De l’autre côté, Isaure la rangée, qui est posée, calée. J’ai un boulot hyper motivant que j’aime où je rencontre des gens mais avec lequel j’ai aussi ma paix. J’ai célébré mon mariage à l’arrache avec quatre personnes, un fût de Chimay et trois cacahuètes. Sur un délire avec mon mec, j’ai eu deux enfants, deux petits blonds comme leur père. Ils font des châteaux de sable quand on va à la mer et se battent pour aller sur les épaules de leur père. On les envoie en vacances chez leurs grands-parents en France, pour être tranquille, tout l’été et je nous vois au printemps, dans un parc à pique-niquer avec les potes français. Sinon aussi avec mon mec, on s’aime et on aime voyager. On aime aussi l’Histoire et débattre de trucs un peu rasoirs.

Mais pourquoi quand on me demande où je me vois dans dix ans, je réponds ma première version ? Comme si je m’interdisais d’avoir cette vie que beaucoup ont et que – désormais – beaucoup rejettent, aussi. Ou alors comme si, je m’interdisais d’avoir aussi ce rêve traditionnel, parce que voilà presque vingt-deux ans que personne ne me prend au sérieux et qu’on veut me mettre absolument dans cette case « rigolote-choisissant-toujours-l’improbable ».

J’ai tellement pas confiance en l’avenir aussi, en moi, que je pense que c’est mieux que je raconte cette première histoire, où tout est fait à l’improviste. Comme ça, si à cinquante ans, j’ai toujours pas de mecs et d’enfants, je pourrais dire : « Ah bah vous voyez! Ma vie, exactement comme je l’avais imaginée. »

Isaurement vôtre.

NB : je viens de tilter qu’Isaure la baroudeuse a été écrit à la troisième personne du singulier tandis qu’Isaure la rangée à la première. Comme quoi, le cerveau donne des réponses, sans qu’on s’y attende.

 

le grand amour

Vous pensez qu’on y arrive? Vous pensez qu’on y arrive à se remettre? Vous pensez qu’on arrive à se remettre du big love?

Vous savez, cet amour, cet éclair dans votre coeur, parce que vous étiez sûrs d’avoir rencontré la personne idéale. Cette personne hyper cultivée, intelligente, drôle, un poil petite mais hyper mignonne. Dans vos rêves, vous étiez ensemble jusqu’à l’éternité, parce que c’était la bonne.

Depuis, que vous l’avez perdue, vous ne savez plus trop où courir et où ne pas courir. Vous pensiez que ca allait vite partir :  « Trois semaines pour un mois de relation. » Alors vous attendez. Vous écoutez Fauve. Et vous attendez. Vous écoutez Indochine. Et vous attendez. Un jour, vous vous réveillez. Vous voulez sortir de sous-terre.

Vous rencontrez alors des gens. Vous tentez des choses. Vous vous dites que là, ca peut fonctionner. Et puis non finalement. L’ancienne personne est restée là. Dans votre tête. Vous comparez tout le monde à elle. Non. Non pas que vous soyez toujours amoureuse d’elle. Vous êtes amoureux de l’image d’elle. Vous êtes amoureux de ce dont vous vous souvenez d’elle. Et vous la cherchez. Partout, parce qu’elle était bien, parce qu’elle était parfaite.

Vos potes vous disent de laisser tomber. D’arrêter de la chercher partout. Y’en a plein d’autres des belles personnes. Mais pour vous, y’en avait qu’une comme ça.

Après trois ans et demi, tu sais que c’est vain. Mais tu sais toujours pas comment tu t’en sortiras.

Isaurement vôtre

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